Out, par Natsuo Kirino, mai 2006.
Un roman traduit du japonais.
Il y a des littératures qui ont du mal à prendre leurs distances avec quelques poncifs : les usa avec les complots fbi/cia, la russie avec la mafia russe, et le japon avec les yakusa.
Ici l'histoire est quand même un peu en périphérie, mais on a un grand méchant ayant eu des liens très forts avec les yakuza.
Mais ce qui fait le charme de ce thriller, c'est une sorte de crime à l'anglaise, dans la terrible monotonie et simplicité de la vie de tous les jours. L'horreur à l'état pur cotoie le banal quotidien, séparé par un film invisible, presque étanche.
On y découvre la manière dont les gens modestes s'observent les uns les autres, à l'affût de tout ce qui ne serait pas habituel, jusqu'aux horaires répétitifs, à la minute près !
Un peu à la manière des histoires de samourai, les détails sont très crus, franchement gores si c'était du cinéma.
On y découvre aussi ces japonais du Brésil, totalement inconnus pour moi, et qui tentent un retour au pays d'origine, où ils sont un peu des sous-japonais, acceptant des horaires et des rémunérations moins valorisants. Très étonnant.
L'écriture est dense, bien tenue, ce qui en fait un récit très captivant jusqu'à la dernière ligne.
Il y a des littératures qui ont du mal à prendre leurs distances avec quelques poncifs : les usa avec les complots fbi/cia, la russie avec la mafia russe, et le japon avec les yakusa.
Ici l'histoire est quand même un peu en périphérie, mais on a un grand méchant ayant eu des liens très forts avec les yakuza.
Mais ce qui fait le charme de ce thriller, c'est une sorte de crime à l'anglaise, dans la terrible monotonie et simplicité de la vie de tous les jours. L'horreur à l'état pur cotoie le banal quotidien, séparé par un film invisible, presque étanche.
On y découvre la manière dont les gens modestes s'observent les uns les autres, à l'affût de tout ce qui ne serait pas habituel, jusqu'aux horaires répétitifs, à la minute près !
Un peu à la manière des histoires de samourai, les détails sont très crus, franchement gores si c'était du cinéma.
On y découvre aussi ces japonais du Brésil, totalement inconnus pour moi, et qui tentent un retour au pays d'origine, où ils sont un peu des sous-japonais, acceptant des horaires et des rémunérations moins valorisants. Très étonnant.
L'écriture est dense, bien tenue, ce qui en fait un récit très captivant jusqu'à la dernière ligne.

