Le très corruptible mandarin, Qiu Xalon, 2005
On pourrait sous-titrer ce roman “Chen au pays de l’Oncle Sam”.
Chen est entraîné dans un voyage culturel aux Etats-Unis, au court d’une enquête dans le cadre de la lutte contre la corruption au plus haut niveau.
Il est le chef d’une délégation d’écrivains en tournée dans quelques Universités américaines.
Même si le trait est parfois un gros, on comprend mieux l’état d’esprit de chinois n’ayant jamais voyagés, en plein choc des civilisations dans cette Amérique si diabolisée dans l’inconscient collectif chinois.
Chen est très touchant dans ce volet de ses aventures parce qu’il y retrouve une enquêtrice américaine et qu’on voit bien qu’il l’aime mais que cette femme est aussi un rêve inaccessible. Peut-être est-il tellement délicat dans ses relations amoureuses, autant que peut l’être un chinois aussi cultivé, que finalement toutes les femmes sont aussi inaccessibles.
J’ai encore pris beaucoup de plaisir à lire ce quatrième roman de Qiu Xalong, je vous le conseille.